Moulin de DOATHistoire du MoulinTravaux de restaurationSéjoursVisitez le GersLiens utilesNews



Situé sur une dérivation de l'Auloue, dont le nom est dérivé de "Alama", eau en pré-celtique, le moulin de DOAT

existait déjà au XIV siècle, comme l’atteste le mode de taille de certaines pierres. La hauteur des anciens planchers et la présence du coursier le long 
de la salle des meules prouve qu’il était doté d’une roue à aubes entraînant une seule meule.

Remanié au XVII siècle (évier du mur extérieur), le moulin a été construit en pierre en remlacement d'un niveau supérieur probablement en bois.
Il comprenait alors une partie réservée à l’habitation et une autre à la meule. L’entrée s’effectuait alors par une porte située au dessus du coursier
à laquelle on accédait par une passerelle. Les vestiges de l’entrée de l'époque sont encore visibles à l’intérieur de la salle des meules.

Pour des raisons de productivité, le moulin a ensuite été transformé en supprimant la roue à aubes et
en installant une meule à rodet horizontal, sans doute à trompe, les niveaux ayant alors été remaniés pour permettre une hauteur de travail suffisante,
une large ouverture sur le coté étant pratiquée. Le bâtiment est surmonté d'une habitation et de combles.

Probablement suite à une explosion due au grisou ou encore sous les coups des révoltes paysannes révolutionnaires
(les moulins étant un des symboles des privilèges des nobles puisque moulin banal) le moulin brûla.
Les pierres gardent encore la mémoire de cet incendie ainsi que les carreaux en terre rouge du sol de la salle des meules.

Après la révolution de 1789, le moulin de DOAT a sans doute été vendu en tant que bien national.
Les nouveaux propriétaires ont alors fait reconstruire en ajouter un autre corps de bâtiment comprenant
une grange au rez-de-chaussée et un four à pain surmonté du logement.

Une seconde meule à rodet dite « à cuve » est installée à droite de la première.
Dans les années 1820 - 1830, la meule de gauche est descenduede vingt centimètres pour obtenir un meilleur rendement.

Pendant le règne de Louis-Philippe, la hauteur et la largeur de la digue de retenue sont définitivement fixées et
celle-ci est reconstruite tel qu’on peut la voir actuellement.

Le moulin à grain fonctionnera jusqu’en 1939 ne pouvant plus concurrencer les minoteries.




Retour Accueil